Ake-e-Ake-Ake

13 novembre 2016

"Bof".

Si on me demandait comment je me sens, quelles sont mes perspectives d'avenir actuellement ou à quoi ressemble ma vie ces jours-ci, je n'aurais qu'une chose à répondre : "bof".

Je suis rentrée du Japon mi-Août dernier, le 17 pour être précise. Au début, je n'avais absolument aucune "nostalgie déchirante" qui pollue la vie de beaucoup d'ex-expats lorsque je pensais au Japon. Limite, j'avais l'impression que cette année à Tsu n'avait été qu'un très long rêve, un rêve toujours dans un coin de ma tête, certes, mais que je ne cherche pas partculièrement à rattraper, à reconstruire morceau par morceau.

Il faut dire que le départ avait été des plus catastrophiques. Laissez-moi vous raconter, ça va prendre un moment. Avec quelques photos de Tsu qui n'ont rien à voir.

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Les derniers jours s'étaient plutôt bien passés. Mes camarades de classe françaises étaient rentrées au pays au tout début du mois, et il me restait deux semaines avec le reste (assez peu) des étudiants étrangers et les japonais. Cela m'a permis, d'ailleurs, de me lier davantage avec certaines personnes qui ont rendu mon mois d'Août beaucoup moins morose que je ne le voyais à l'origine. Ca me permettait également de ne pas me triturer l'esprit 24/24 sur la potentielle présence d'araignées tropicales et autres monstres estivaux dans le couloir ouvert à tous les vents.

C'est la veille du départ que les choses se sont gâtées. Déjà, je me suis pris le premier orage de l'année (le dernier jour !) en rentrant du CocoIchi de Tsu. Un peu en flippe et trempée comme une serpillière (j'avais laissé tout mon matos branché et l'orage se faisait dangereusement proche des résidences), je me suis précipitée à la résidence...

Et là, c'est le drame. Ma clef ne passe pas. Pire : ma clef reste tout bonnement coincée dans la serrure. On est la veille du jour du départ ; c'est Bagdad dans ma chambre, je dois peser ma valise de toute urgence, il me reste que quelques heures pour tout remballer, ET MA CLEF EST COINCEE DANS LA PORTE. Peut pas la tourner, peut pas la sortir. J'ai alors fait ce que ferait toute personne avec zéro sang-froid, j'ai paniqué, donnant des coups dans la porte (futile, oui), tirant sur la clé à deux mains de toutes mes forces tout en pleurant comme un bébé (ça m'a valu de casser mon trousseau de clés et m'arracher la peau de la phalange net avec le métal, on applaudit. Ah, je suis tombée sur les fesses en tirant, aussi).

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C'est justement lorsque je suis tombée par terre qu'une étudiante vietnamienne qui montait les escaliers m'a vue et m'a demandé ce qui n'allait pas. J'ai donc expliqué (?) le problème (comprendre : CLEF, COINCEE, MOI FOUTUE, PANIQUE, MOURIR) comme j'ai pu, et elle m'a emmenée chez une de ses amies de l'étage le temps que je me sèche et que je me remette de mes émotions (parce que j'étais toujours une serpillière dégoulinante, et qu'il faisait chaud et moite et dégueulasse). On tourne en rond un moment, on essaye de contacter le tuteur de l'étage, pas de pot, il est à  Nagoya. Faudra peut-être appeler un serrurier; j'ai grave pas le temps... j'imaginais déjà les heures de panique qui allaient suivre.

Le fin mot de l'histoire : j'ai eu beaucoup de chance dans mon malheur. En effet, la clé était coincée à cause de l'humidité, et environ 1 heure plus tard la serrure (ou la clef) dégonflait. On a pu la sortir. Meilleur moment de ma vie. Toujours honte de m'être montrée sous ce jour, ceci dit.

Voilà, ça, c'était pour l'avant-goût de l'enfer qu'allait être le lendemain.

*

Je me lève à 6h du matin, et finis de ranger ma chambre. Le "room-check" est censé être à 10h. Dans le petit programme minutieusement calculé dans ma tête, je partais de l'appart vers 10h30-11h, allais voir des copains pour dire au revoir et me dirigeais vers la gare. J'ai aussi un petit souci avec une ampoule qui ne fonctionne plus, et j'espère ne pas avoir à la payer trop cher parce que (autre problème), je n'ai : plus de sous. C'était le week-end du 15 Août, sous-entendu le virement de mes parents fait l'avant-veille...n'arriverait pas avant, au mieux, le soir-même, au pire, le lendemain midi lorsque je serais déjà dans l'avion. Ca, c'était pour la petite angoisse supplémentaire, parce que je n'étais pas sûre de pouvoir payer l'hôtel à Osaka le soir-même. Fun times.

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Bref je finis de ranger ma chambre, à comprendre : balancer tout ce dont j'ai pas besoin dans un sac poubelle (ils ont dû me haïr, ils ont dû me haïr, ils ont dû me haïr, tant ils sont maniaques du tri, et j'ai fait le plus gros barda de tous-les-temps) et fourrer ce que je peux dans la valise. D'ailleurs ça passe pas, donc je finis par prendre mon sac de voyage acheté sur place en plus de la valise, en y casant quelques fringues trop épaisses et des bouquins (toujours des bouquins). Poids estimé : 5kg. Valise : 22,5kg (max : 23kg). Avec ça, mon sac à dos de 10kg avec mon PC 17", ma Cintiq 13HD, encore des bouquins et je sais plus. Je ne veux plus jamais rien porter de lourd de ma vie.

Avant de finir, vers 9h30, le type censé relever le compteur d'eau/électricité passe. Je paye la facture, il me fait ok ça roule je repasse "plus tard" pour couper l'électricité et l'eau. Il me donne un justificatif comme quoi il est passé et que j'ai payé. Je vais être amenée à parler de ce justificatif pas mal de fois dans ce récit...

10 heures. J'ai fini. Ma chambre est vide, à peu près propre, après avoir ramassé chaque cheveu traînant dans la salle de bains. Tuteur d'étage n'arrivant pas, je vais toquer à sa porte (c'est mon voisin), il me dit : ey alors en fait je dois attendre la concierge. Ouais sauf que moi, au secrétariat la semaine passée on m'avait dit "le tuteur viendra faire le room-check", pas "la concierge", mais soit. J'attends. En passant, il me demande pour l'électricité, je lui dis que le gars est venu et que j'ai payé, et qu'il reviendra "plus tard". ""Plus tard", comment ça plus tard?" "Je sais pas moi. Il a dit plus tard." "Huu. C'est bizarre." Ah.

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30 minutes après, toujours pas de concierge. Elle répond pas non plus au téléphone. Je perds patience (et je crève de chaud, il y a un climat tropical, tout est ouvert et je peux pas me servir de l'air conditionné). Tuteur me dit, écoute, je vais faire le room-check moi-même, et après tu iras payer ta facture de logement au CIER (c'est les gens qui s'occupent des étrangers, à l'université), parle-leur de l'ampoule aussi.

Je pédale jusqu'au secrétariat, là, je perds un temps fou parce qu'ils ne savent pas quoi faire de l'ampoule. Au final ils me disent que ça va, qu'ils me la feront pas payer. Mais que cette histoire de type-de-l'électricité-qui-revient-pas était plutôt bizarre, qu'ils allaient essayer de le contacter... j'étais pas prête de partir. On me dit de repasser dans 20 minutes. Ca tombe bien quand même, parce que je dois renvoyer ma box internet à Sun-Net. Sur le papier de la box, c'était écrit qu'on pouvait le faire renvoyer au combini. Donc, n'ayant pas envie de m'emmerder avec les services postaux, je vais direct au combini le plus proche...

Et là, le vendeur me regarde avec des yeux de merlan frit :

-Mais non on peut pas

-Comment ça on peut pas

-Mais on peut pas

...

Je m'énerve, j'essaye de m'expliquer en affichant mon agacement, le pauvre ne sait pas quoi faire, et au moment où j'allais partir (furax), je croise un pote à moi gaijin qui espérait justement me croiser au combini avant mon départ... J'ai pleuré comme un bébé (encore). Après un très long câlin et quelques mots sans queue ni tête plus tard, il me dit de ne pas m'inquiéter car il postera la box pour moi, qu'on se tiendrait au courant en ligne. Mon ange gardien existe, il s'appelle A----. J'en aurais encore plus pleuré (rires). Bref, ce problème miraculeusement réglé, retour au CIER. Bah oui, on attend toujours des nouvelles de notre cher monsieur de l'électricité.

Et il est passé ! Allélouia...

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Je rentre, ça y est, je vais pouvoir prendre mes cliques et mes claques au sens propre du terme et fuir cet asile de fous (c'est exactement la façon dont je voyais la ville à ce moment-là). Vous me direz, c'est triste de finir là-dessus...oui, ça l'est.

J'envoie des messages à mes potes, sur le groupe tchat Facebook sur lequel on communique ; ohé, c'est bon, je pars de la résidence, je vais à la gare.

Vus, vus, vus, vus...mais aucune réponse. Je me sens mal. J'espère voir au moins une ou deux personnes avant de partir. Heureusement, je ne suis pas pressée par le temps, malgré mon programme complètement chamboulé. Avec l'aide du tuteur, je traîne mes valises devant la résidence. J'attends un peu quand même, peut-être que quelqu'un... non. Y a personne. Cinq minutes passent, j'attends pas vraiment non plus, je me doute qu'on se retrouvera directement à la gare. C'était un moment assez bizarre, c'était très silencieux. Le tuteur me demande, l'air inquiet, s'il n'y a personne pour venir me chercher / m'aider à porter mes bagages à la gare. Il fait 32+°C, le soleil tape à mort (même si j'ai mon fidèle chapeau de paille d'Okinawa), mais étrangement, je me dis que ça va aller.

"Non, y a personne, apparemment".

Le petit malaise se prolonge, puis il fait "attends une minute", et rentre dans la résidence en courant. Il en ressort un instant plus tard avec des clés à la mains, en m'annonçant qu'il m'emmène en voiture !

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Y a pas, c'est bien un Mardi : la poisse se mêle à des Deus Ex Machina à la pelle. C'est sur la route que je me suis rendue compte qu'en effet, je n'aurais probablement jamais pu marcher jusqu'à la gare dans la chaleur avec mon sac à dos de 10kg, mon sac de voyage de 5kg et ma valise de 22. Ou alors je serais arrivée déshydratée et pleine de courbatures. Heureuse d'y avoir échappé.

Une fois à la gare, après un court moment de stress, les quelques personnes qui ont vu mes messages commencent à venir. Je pensais pleurer, ayant toujours eu cette idée que la séparation serait déchirante, mais en fait j'étais juste trop excitée à l'idée de partir (rires), je n'avais absolument aucun regret. Voilà, ça y est. C'est le moment de quitter la petite Tsu, sa rivière, sa plage à feux de camps, et sa route éternellement droite qui la traverse, toujours tout droit vers l'infini (vers Ise ou Nagoya, en fait). 

En fait, j'ai eu encore d'autres problèmes après ça. Le guichet auquel je comptais prendre le ticket de TGV pour Osaka est fermé, je ne peux pas payer par carte, j'arrive à payer tout juste avec toute la monnaie qu'il me reste, me trompe en réalité de ticket, fais changer le ticket, dois monter dans un autre train sans place réservée du coup, en stressant qu'on me vire de mon siège avec tous mes bagages (oups), une fois là-bas je me perds en cherchant la ligne Nankai, sens monter la crise d'angoisse, avance péniblement en donnant des coups de pieds pour aider ma baleine de valise qui se coince dans tout ce qui dépasse du sol... me perds en cherchant l'hôtel, tombe par terre à cause de mon sac de 10kg qui me passe par-dessus le cou (je crois qu'il ne s'en est jamais remis et il me faudrait voir un ostéo un de ces quatre).

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Heureusement, comme je disais à mes parents, je pleure beaucoup mais j'arrive toujours à m'en sortir à la fin. Je ne sais pas par quel miracle. Notons également que le virement de mes parents est tombé peu avant mon arrivée à l'hôtel, et que j'ai pu retourner sur Osaka Namba le soir profiter d'un dernier okonomiyaki à Fugetsu, tranquille, calmement, en solo. Ca y est, au revoir Japon ! Il est temps de retrouver Papa, Maman et les copains !

*

Et voilà, quelques heures plus tard, j'étais en France.

Le soir même, ça ne m'a pas fait très bizarre. Je devais être encore trop épuisée pour me rendre compte ; j'avais l'impression d'avoir quitté ma famille la veille. Par contre, la semaine qui a suivi a été très difficile...

Non, pas par nostalgie, ou mal du pays inversé. J'ai tout simplement été dans un état absolument naze pendant environ une semaine et des brouettes : douleurs partout, cou qui craque, crises de migraine tous les deux jours, vertiges, (probablement) baisses de tension, et sensation d'être "à côté" de tout. Je ne sais pas vraiment comment expliquer cette sensation, mais j'avais l'impression physique de ne pas être là. Quand je voyais quelque chose, quand j'allais dans la rue, j'avais l'impression de le voir à travers une vitre, un écran ? A côté de la plaque, c'est la seule expression qui me vient lorsque je dois décrire cette impression.

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Mais je n'étais pas triste d'être là, au contraire. Le voyage avait touché à sa fin, et je me remettais simplement dans les rails, le plus naturellement du monde. Il m'a fallu un ou deux mois avant de ressentir à nouveau fortement l'envie d'y retourner ; avant ça, c'était juste un peu comme un rêve, comme si cette année ne s'était pas réellement passée, avec juste des restes un peu distants qui me revenaient...

Là, je fais mon Master 2. Sans grande conviction. Je suis là, mais pas vraiment, je ne sais même pas si je vais le finir et je dois dire que je suis à un tournant dans ma vie, un tournant où malheureusement je ne sais pas quoi faire. L'avenir m'angoisse, comme à chaque fin de cursus. Je suis à un carrefour où beaucoup de possibilités s'offrent à moi...trop, en fait, je n'arrive pas à peser le pour et le contre ou à me mettre des priorités.

Et en ce moment de doute, j'ai très, très envie de revoir Tsu.

Ce qui se fera prochainement, car si tout se passe comme prévu, je serai présente au festival de l'université en Novembre l'année prochaine !

Ceci clot probablement mes articles sur ma vie au Japon. Du moins "en temps réel", peut-être aurai-je d'autres anecdotes à raconter à l'avenir, à l'occasion... J'ai hâte d'écrire à nouveau sur ce blog.

A bientôt !

 

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27 mai 2016

Le Japon???

Bonjour tout le monde! Alors que je suis en galère sur les tickets d'avion retour au pays natal (je ne suis pas encore rentré à la nage malgré les moustiques qui me mangent chaque jour, eh non) , il m'est venue l'idée d'écrire un petit article sur cette expérience qui touche maintenant à sa fin.

Je fais un petit rattrapage pour ceux qui n'étaient pas là au début et ont raté la géniale(??) série télévisée de ma vie (????), je suis arrivé en Octobre l'année dernière (le 1er, pour être exact), dans la "petite" ville de Tsu, dans la préfecture de Mie.

J'ai entendu d'ailleurs pas mal de japonais considérer cette région comme un vrai trou paumé (rires) malgré la superficie de la ville - mais c'est bel et bien un trou paumé, à l'échelle japonaise. Beaucoup d'étudiants partent en échange dans de grandes villes, comme Nagoya (qui est à 1h d'ici en train, c'est notre Lille à nous, on y va pour s'amuser de temps en temps), Osaka/Kobe, ou encore Tokyo, du coup je n'avais jamais eu de "témoignages" à proprement parler de la vie en campagne.

Ce qui s'est avéré être une bonne expérience du coup, car aller en ville, je le fais déjà quand je fais du tourisme. Qu'est-ce que c'était, une ville où il n'y a rien, à part les petits vieux locaux accroupis dans leur potager? Je n'avais jamais eu de retours là-dessus, du moins de la part d'autres expatriés. Lorsque j'ai pu aller en centre-ville, j'avais des espoirs - il devait sûrement y avoir quelque chose à faire...mais en fait, il n'est quasiment constitué que de bâtiments administratifs. Car oui, Tsu est la capitale de la préfecture - mais cela signifie surtout que c'est là que se trouvent tous les sièges de sociétés ou autres. Il y a aussi une très grande rue piétonne marchande un peu à l'abandon, où on vend des gâteaux traditionnels et de jolies choses un peu inutiles. A vrai dire, je n'y croise que des gens qui traversent à vélo ou des petits vieux (encore!) qui font leur gym du matin.

Mais j'aime bien cette ambiance; c'est le genre de coin où tout le monde se connaît.

Quant à la façon dont les étrangers sont perçus...je pense que ça dépend du coin de la ville où on se trouve. Mais les gens restent globalement sympathiques à part quelques vieux ronchons qui ont ce comportement "si t'es ici, c'est que tu parles japonais, sinon barre-toi" (alors que tu parles japonais mais c'est juste qu'il n'a pas répondu exactement à ta question, cf un certain chauffeur de bus). Bien sûr, contrairement à la grande ville, personne ne parle anglais. Le néant! Je pense du coup que c'est le meilleur cadre qui soit pour étudier le japonais, on ne peut juste pas se raccrocher à l'anglais nulle part, même à la compagnie de téléphone...lorsqu'on compare avec Nagoya, sa voisine capitale d'Aiichi, c'est le jour et la nuit.

Mais du coup, c'est vrai: ce n'est pas à Tsu qu'on va faire les magasins d'anime ou même de fringues (à part Uniqlo, Venus&Mars et Aeon, on n'a rien). On a un karaoké-kan (au sens classique du terme, un JoyJoy, pour ceux qui connaissent) qui a ouvert juste ce mois de Décembre (!!), sinon on devait aller à un karaoké privé moins cool super loin (auquel je ne suis jamais allé), ou carrément profiter d'être à Nagoya (ce que je faisais en général).

L'apparition de ce karaoké a changé notre vie, vu que nos seules sources de distraction proches étaient le BaZooka (un bar étudiant à côté de la fac, où se réunir entre étrangers et/ou japonais reste une tradition) et AEON, le centre commercial, qui dispose d'un petit game center avec des jeux de rythme - dont Taiko no Tatsujin et Project Diva. Même si "proche" reste relatif, puisque ledit centre commercial se trouve tout de même à 40 minutes de marche (qui deviennent ~10-15 minutes en vélo , heureusement). Même nos combini ne sont pas super proches, on doit y aller à vélo si on ne veut pas mettre 20 minutes aller-retour (rires). Ce qui nous a appris très vite que posséder un vélo se révélait indispensable à notre survie.

 

Voilà pour le setting - maintenant, c'est plus de moi que je voudrais parler. J'ai appris beaucoup de choses durant ce voyage, et j'ai rencontré beaucoup de gens de tous les horizons, autant culturellement que géographiquement. De bonnes rencontres, parfois de très mauvaises aussi - la preuve que les gens ne sont jamais tout blancs ni tout noirs. En fait, je pense que ce qui créée une aussi bonne ambiance à Tsu, c'est le fait qu'il n'y ait rien à faire - ça rallie les gens beaucoup plus qu'on ne le croit. Des fois on me demande comment on s'occupe à Tsu, et je réalise à chaque fois que, c'est vrai, on a pas de magasins ni quoi que ce soit, c'est assez étrange au Japon (rires). Récemment, avec les beaux jours qui reviennent, on s'est mis à faire des feux de camp sur la plage en pleine nuit, par exemple...

On demande souvent aux gens qui vont au Japon comment on fait pour ne pas perdre tout leur argent en goodies. En fait, c'est assez simple, à force ça "fait partie du décor", du coup on est beaucoup moins tenté d'acheter, à part les choses vraiment rares ou qui nous tiennent à coeur. On prend aussi plus conscience des prix, dans le sens où au début (observé aussi chez les nouveaux qui sont arrivés 6 mois après nous), on passe notre temps à comparer avec l'euro en se disant "ça va! c'est pas cher! Je prends!" ou "En Europe ça coûterait vachement plus, là ça va!". Après, on compte en yen tout le temps...et ça décourage vite quand on compare. "Un manga à 600 yen? T'es fou, c'est quasiment le prix d'un aller à Nagoya...". Ca fait relativiser!(rires).
Même un croissant à 135 yen nous paraît cher, "regarde le melon pan à côté, il est à 100...". On est devenus tellement radins haha.

Je regrette de ne pas m'être fait d'amis très proches japonais - j'ai des amis ou des camarades, mais "pas plus que ça". J'ai beaucoup d'occasions de parler japonais et je ne les manque pas, mais j'ai du mal à tisser de vrais liens, à part avec une ou deux personnes que je ne vois malheureusement pas souvent. Je pense parfois que je ne suis pas fait pour la culture et la psychologie japonaise, haha. Ou bien c'est que je me coince naturellement plus parce que je ne veux pas paraître trop bizarre (étant déjà un gros machin bizarre en tant qu'étranger), ce qui freine un peu les relations? Je ne sais pas, mais il me reste trois mois pour y faire quelque chose. Ceux avec lesquels on s'entend le mieux sont ceux qui sont habitués à parler aux étrangers et qui eux-mêmes n'ont pas un comportement "très japonais", au final.

Pour tout vous dire je suis dans un gros coup de mou qui me fait penser qu'il n'y a plus rien qui m'attend ici, et j'attends que ces trois derniers mois passent pour rentrer à la maison. Pourtant, je sais que j'ai tort - j'essaye de m'en convaincre -, il y a encore beaucoup que je puisse faire, je ne peux pas renoncer maintenant. Mais j'avoue que ce coup de mou est assez général dans notre groupe, sans doute parce qu'on arrive dans les pires mois de l'année (la saison des pluies et les grosses chaleurs, jusqu'à 40°C en Août, avec tous les insectes tropicaux dangereux du 7e cercle des Enfers de sortie*) Et alors qu'on n'est qu'en Mai, on en a déjà marre de se lever tous les matins avec 28°C dans la chambre et des moustiques qui nous mangent chaque parcelle de peau (rires). Ca n'aide en rien mon état léthargique de ces jours-ci...de plus, j'ai pas mal d'inquiétudes par rapport à mon mémoire de master 2 (ma rentrée en master 2 tout court?) qui m'a un peu pourri la vie toute l'année en arrière-plan.

Mais cette année, malgré des hauts et des bas et de très longs moments de doute (non pas sur le Japon mais sur ma vie étudiante et professionnelle) a vraiment été une super année, très enrichissante, et je suis presque sûr qu'il y aura d'autres trucs cools d'ici la fin de notre voyage, ou du moins je l'espère.Le bon côté de la chose, c'est que je partirai probablement en Août sans regrets, et je préfère ça à l'idée d'être trop attaché à ma seconde maison. En fin de compte, quand bien même on adore un pays, c'est toujours un peu dur de ne pas voir ses proches pendant 11 mois (j'en suis à mon 8e bientôt).

AZASSE d'avoir lu, je n'ai pas hâte de faire mes adieux aux gens d'ici, mais j'ai hâte de retrouver tout le monde au pays de l'omelette du fromage!

 

 

*Parce que, ouais, on dit toujours "t'inquiète pas ces saloperies là c'est à la campagne" - mais je suis à la campagne, je suis en plein dans LA zone! Aaaaah

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18 novembre 2015

Bakuman, le film

Je viens de me réveiller, il pleut, et j'ai la tête où vous savez; mais hier, j'ai été voir le film de Bakuman au cinéma, adapté de l'oeuvre de Tsugumi OHBA et de Takeshi OBATA, et ce serait un sacrilège de ne pas écrire ma réaction à chaud (bien qu'elle l'était encore plus hier en rentrant mais j'avais d'autres occupations (rires)).

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Tout d'abord, vous connaissez probablement l'histoire; Mashiro(Saikou), 14 ans, bon dessinateur pour son âge amoureux transi de la jolie Miho Azuki, accepte de former un duo avec Takagi(Shuujin), scénariste, pour dessiner un manga dans le Shounen Jump. L'enjeu: le mariage avec Azuki, qui se fera à la condition que leur oeuvre devienne un anime et que la jeune fille puisse en doubler l'héroïne.

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Première chose qui m'a plu: la façon de filmer, le jeu des acteurs, tout est très naturel et sans chichis. S'agissant d'une adaptation, j'avais un peu peur des scènes tournées de façon assez ridicule pour "forcer" l'aspect manga/anime, mais il n'en est rien (le contexte réaliste aide aussi, d'ailleurs voir les éditeurs dans leur bureau, c'est vraiment très cool en film). On retrouve toute la hargne de Mashiro et Shuujin, le stress du classement, les longs moments d'angoisse lorsque l'éditeur regarde les nemus, les grands cris de Fukuda, le pessimisme de Hiramaru...le film a beau ne couvrir qu'une petite partie du manga (il ne couvre que "l'arc" Ce monde est régi par l'argent et le savoir, qui d'ailleurs bénéficie d'un réel approfondissement), il représente bien les émotions que l'on ressent lorsqu'on lit un tome de Bakuman.
Et c'est ce qu'on veut, même si c'est très abrégé. Un de mes rares regrets est le manque de développement des personnages secondaires (le clan Fukuda, Hiramaru, etc) mais c'était évident compte tenu de l'arc adapté, où ils n'ont pas encore eu vraiment l'occasion de briller.

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Le film n'attache pas beaucoup d'importance à Azuki (qu'on ne voit de toute façon que très peu dans cette partie du manga); par ailleurs, on ne parle pas du tout de l'amour de l'oncle de Mashiro pour la maman de cette dernière des années auparavant. Cela dit, cette anecdote de l'histoire à part, il se centre beaucoup sur l'oncle - mais pour son travail, l'admiration de Mashiro envers lui, et l'impact et les conséquences émotionnelles que laisse sa mort sur notre héros ainsi que les autres personnages. Le plan émotionnel du film se base surtout là-dessus, en fin de compte.

Maintenant, côté technique: comme je disais, c'est très naturel, et voir les bureaux en effervescence et les ateliers en "vrai", c'est vraiment très cool, avec l'esprit parfaitement respecté. Le film foisonne de références à d'autres manga du Jump, avec des plans qui passent sur des tonnes de magazines. On salue le travail énorme de Takeshi OBATA qui a dû dessiner lui-même toutes les planches des héros montrées à l'écran...mais aussi les croquis, les designs griffonnés à l'arrache sur les feuilles (où les acteurs dessinent par dessus, je trouvais ça assez rigolo), les nemus, tout! Dessins qu'on peut d'ailleurs retrouver en intégralité dans le guide du film.

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Les scènes à effets spéciaux sont très cool et le réalisateur a fait preuve d'une créativité toute particulière pour les passages symbolisant la bataille que se livrent les jeunes mangaka - dans le but d'abréger les jours et les mois qui passent qui ne sont tout simplement pas montrables à l'écran en deux heures.

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S'il peut laisser un peu sur sa faim pour certaines choses (quand on sait tout ce qu'il se passe après, ça paraît un peu "ah, il n'y a que ça" (rires)), le film ne remplit pas moins son rôle, donner une représentation cinématographique de la série, avec brio. Accessoirement, Shuujin en plein élan créatif est la chose la plus adorable du monde.

Je le conseille donc vivement à tous amateurs de la série...et même de manga, s'il sort en DVD/bluray dans nos contrées, ce dont je ne doute pas une seconde.

Le trailer

Le site officiel

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16 septembre 2015

FAQ

Il y a quelques temps, j'avais fait une FAQ audio. Mais certaines choses ont changé depuis, et puis audio c'est pas super pratique, autant avoir quelque chose de bien posé à l'écrit quelque part - genre, sur ce blog par exemple.

Je vais donc reprendre les questions les plus fréquemment posées par les gens, ou ce qu'il y a à savoir tout simplement.

Qui es-tu, pour commencer?

On m'appelle Ake (mon pseudo "officiel" est A-Key), je suis d'octobre 1992 (23 ans bientôt au moment où j'écris), j'aime les langues, la littérature, les BDs, l'animation, le Japon (incroyable). Je suis du Pas-de-Calais avec un peu d'origines italiennes.

Tu fais quoi dans la vie?

Je suis à Lille3 depuis 2010, où j'ai fait une LLCE japonais. Cette année je commence mon Master 2 en études japonaises, dont je fais la première année à l'Université de Mie (Japon) l'année universitaire 2015-2016.

Quelle est la place du dessin dans ta vie?

C'est très important, mais pas à un niveau professionel ou scolaire. J'ai toujours dessiné et je dessinerai toujours, mais je n'ai pas l'intention (jusqu'à preuve du contraire) de m'engager dans un projet professionel qui m'occuperait à 100% en rapport avec le dessin. Pour le moment. Ca reste principalement une source de détente.

 

Tu veux faire quoi plus tard?

De la traduction, sans doute de manga, ou alors en sous-titrage (simulcast, etc). Je m'intéresse aussi au monde de l'édition. Je compte travailler en France.

Tu parles quelles langues?

On peut me parler en français, anglais et japonais, j'ai aussi des notions d'espagnol pour survivre un minimum (des restes du collège/lycée). Le néerlandais, lui, est enterré, et je peux un tout petit peu lire en italien depuis que j'ai commencé les bases de la grammaire et conjugaison (bien que ça s'apparente plus à "deviner" que vraiment lire). 

Tu ne fais que dessiner?

J'écris aussi, je scénarise mes projets. J'ai toujours fait mes histoires en solo, sans co-auteur.

Qu'est-ce que tu as fait jusqu'à maintenant?

Je travaille le plus activement sur un light novel en ligne qui s'appelle Le Chasseur de Temps (même si y a pas grand chose qui sort). Viennent ensuite Ici Chez Toi (strips), La Taverne des Farfalles (multi-support), Zetsudai (strips), et Vol-au-Vent (roman jeunesse). 

Tu comptes publier?

J'aimerais bien en autoédition, quand je finirai quelque chose. Niveau amateur, j'ai déjà imprimé deux fanbooks (Inazuma Eleven et Dark Chronicle). 

En dessin, tu travailles avec quoi?

Je fais tout au digital. Je me sers d'une Cintiq13HD et de Paint Tool SAI. 

Tu aimes dessiner des BD?

Alors en fait pas du tout, je préfère largement rédiger les scènes, c'est pourquoi je préfère le support écrit accompagné d'illustrations. Au mieux, des strips. Je suis beaucoup plus storyboards, le panelling en BD me tue. J'ai d'ailleurs déjà fait l'animatique d'un trailer pour un projet de série(film) et c'était vraiment sympa. J'aime les storyboards pour le fait que le but est vraiment de montrer le mouvement et l'action avant toute chose.

Tes influences?

J'essaye d'avoir un style qui mélange parfaitement mon idée de BD/animation occidentale et de "style japonais". Je pense que parler de manga serait plutôt malvenu parce que je ne cherche pas vraiment à imiter le "manga-papier" et ses techniques d'encrage/tramage, à faire du manga comme on en voit au Japon. Je prends beaucoup aux BDs Disney notamment, surtout les italiennes. Dans une autre vie de dessinateur pro, j'aurais bien aimé faire partie de la presse Disney haha. Je m'inspire aussi de chara designs de jeux vidéos japonais.

BDs occidentales non Disney qui t'ont marquée?

Ekhö Monde Miroir, Astérix (c'est de famille), Mélusine, Johan et Pirlouit, ...j'aime aussi le style de Yoann (les derniers Spirou) même si je connais que ses illustrations. Après, c'est les auteurs Disney; Cavazzano, Celoni, Mastantuono, Freccero, Don Rosa...  je pense que beaucoup de BDs ont des couleurs sublimes.

En manga?

Detective Conan (et Yaiba), Le Violoniste de Hamelin, Black Bard, Kaitou Joker, Pandora Hearts, FMA...

Un "tic de dessin" ?

Les gros noeunoeuds et les foulards...ça me semble pas complet s'il y a rien au cou (rire). 

Combien de temps tu passes sur un dessin?

Environ 15-20 min pour un croquis digital un minimum soigné avec "peinture à l'eau" (moins si c'est un perso dont j'ai l'habitude, on peut compter 5 min pour un croquis 'habituel' de détente). 40min-1 heure à peu près pour un croquis colorisé (tests, etc), et plus de 5 à 10 heures pour un full encré et soigneusement colorisé (dépendant de la difficulté). Je répartis en général sur deux jours pour ceux-là donc c'est dur de donner un compte...à part que je sais que je peux passer 4-5h à encrer/coloriser.

Voilà, je pense que tout y est! J'en rajouterai peut-être si d'autres questions se présentent.

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20 juin 2015

Les nouvelles, épisode 4

Tout d'abord, ça y est: j'ai rendu mon mémoire. C'était long et diffcile et j'ai dû corriger pendant deux-trois semaines, mais ça y est, je n'ai plus qu'à attendre la soutenance. J'en ai fait une affaire personnelle et, plus que d'un point de vue scolaire, c'est plutôt moi qui le prendrais mal si je venais à échouer.

Mémoire à part, j'ai pu aller au festival de la BD d'Anzin st Aubin Samedi dernier (c'est le patelin à côté de chez moi, on y est en 10 min en voiture). Si la salle n'a pas changé depuis la première édition il y a 3 ans, il y a de plus en plus de monde - autant au niveau des dessinateurs invités que des visiteurs! Entre autres parmi ceux que je connais, Clarke, Didier Crisse, Fabrizio Petrossi, mais aussi les auteurs de Rahan, Billy the Cat, Natasha...etc. Des éditeurs étaient également présents pour vendre leurs BDs, prints et autres extraits de portfolios. A part ça, des activités étaient proposées, comme par exemple un atelier de dessin pour les enfants (auquel on était trop grands Ju et moi pour participer, hein).

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Cette fois, c'est de Petrossi que j'ai eu une dédicace. Je ne connais pas bien Petrossi, à vrai dire: il dessine surtout des BDs de l'univers de Mickey plus que les canards, et il travaille surtout pour le Journal de Mickey (et était publié avant dans Topolino). Mais j'avais toujours rêvé de rencontrer un dessinateur de BD Disney européenne ayant travaillé pour Topolino (sinon, j'avais rencontré Don Rosa au Lille Comics Festival en 2012) ! Je m'étais donc un peu renseignée au préalable sur internet pour savoir ce qu'il avait fait exactement et ce que j'allais lui faire dédicacer; le souci étant que parmi les oeuvres Disney publiées par Glénat, il n'avait surtout fait que les couvertures (par exemple "La Machine à Voyager dans le Temps") et pas les BDs en elles-mêmes. Je me voyais donc mal lui faire dédicacer un livre dont il n'avait fait que la couverture...j'ai finalement choisi l'adaptation BD de Epic Mickey : Le retour des héros, d'abord parce que l'album était magnifique, et parce que ça faisait un moment que je voulais m'intéresser à l'univers d'Epic Mickey. Par ailleurs, Glénat a mis tout un making-of expliquant les étapes de la réalisation de l'album à la fin, un vraiment très beau livre grand format. D'ailleurs, la personne qui me l'a vendue était une camarade de fac qui travaille comme vendeuse à la boutique de BDs de ma ville, et qui savait pertinemment que je viendrais pour Petrossi (rires).

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Mais voilà: ça m'a aussi permis de voir que les dessinateurs Disney manquaient cruellement de reconnaissance, comme je le pensais, malheureusement. Les personnes qui allaient dédicacer, de ce que j'ai pu voir, étaient surtout des enfants emmenés par leurs parents, sans doute parce que "c'est Disney", sans la dimension de "dessinateur de BD" derrière. J'ai été également assez choquée de voir sur la table, peu avant que je passe, un tome de l'intégrale Don Rosa...je me suis rendu compte plus tard qu'en fait, la "règle" était qu'on pouvait lui faire dédicacer tout produit Disney de chez Glénat, même ceux dont il n'était pas /du tout/ l'auteur. Même si je ne connaissais pas bien Petrossi et que je m'étais surtout renseignée à l'avance, ça m'a rendue un peu triste, cet amalgame "collectif Disney", sur le principe. Imaginez qu'il ait eu le droit de refuser tous les albums auxquels il n'avait pas participé (rires). Du coup en voyant ça, je culpabilisais un peu moins de ne juste pas bien le connaître. A vrai dire, même l'image figurant sur son panneau à sa table n'était pas un album qu'il avait réalisé.

Lorsque je lui ai dit que j'avais beaucoup d'admiration pour les dessinateurs Disney, il a demandé "les films, ou les bandes-dessinées?" - du coup, je me suis demandé si beaucoup de gens parmi ceux qui lui demandaient des dédicaces ne savaient en réalité pas grand-chose des BDs, et pensaient surtout juste à la compagnie et à ce qui touche au domaine de l'animation. Ca m'a d'autant plus convaincue qu'il fallait vraiment beaucoup plus parler du monde de la presse Disney...En tout cas, j'ai été très contente de le rencontrer!

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23 mai 2015

Je collectionne les canards, wo-oh

cavaa

 

Donald, Picsou, Riri, Fifi, Loulou, Géo, Donaldville...on connaît (presque) tous ces noms. Que ce soit un magazine lu une fois en passant, qu'on ait vu La Bande à Picsou à la télé ou qu'on ait été lecteur assidu depuis son plus jeune âge, ce sont des personnages emblématiques de la culture occidentale. A l'école primaire, notre instit nous avait même fait un problème de maths avec Donald qui empruntait de l'argent à Picsou pour nous motiver...

Seulement voilà, la plupart du temps, on s'y intéresse en surface, "comme ça", mais quand on se penche dessus, on se rend compte que l'univers de Donaldville implique beaucoup plus de choses qu'on ne le pense quand on ne fait que survoler les magazines ou les séries télévisées. C'est pourquoi j'aimerais faire de ce post une sorte de "guide" pour s'y retrouver dans la multitude d'auteurs et de séries qui ont construit cette branche du monde Disney. Parce que le truc, c'est qu'on pense que tout le monde connaît, mais du coup, on en parle pas assez!

____

Les origines

Si Donald, Daisy, Riri, Fifi, Loulou et Gus (et peut-être d'autres que j'oublie, j'ai pas /tous/ les court-métrages tête) sont bien des personnages originaires des cartoon réalisés par Walt Disney, on doit Donaldville telle qu'on la connaît dans les BDs aujourd'hui à Carl Barks (dont le nom vous sera sans doute familier, avec l'intégrale La Dynastie Donald Duck en ce moment en cours de parution chez Glénat notamment).

Ancien scénariste de chez Disney, il s'est reconverti dans la bande dessinée après avoir démissionné des studios en 1942. On lui compte plus de 700 histoires, avant sa mort en 2000 (99 ans). Picsou? C'est lui qui l'a créé. Et pas que; Géo Trouvetou, Miss Tick, Lagrogne...il avait aussi scénarisé le cartoon Donald's Nephews, ce qui en fait également le père de Riri, Fifi et Loulou. C'est d'ailleurs pourquoi de nombreux fans préfèrent dire "les personnages de Carl Barks" plutôt que "les personnages Disney"(bon perso je dis des canards Disney parce que je parle de Disney comme du "propriétaire", de l'éditeur). Les autres auteurs Disney à travers le monde reprendront ensuite l'univers établi par Carl Barks ainsi que ses personnages, perpétuant les aventures de Donald et des habitants de Donaldville jusqu'à aujourd'hui. 

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Peinture de Carl Barks

 

Mais comment s'y retrouver?

Des auteurs Disney, il y en a eu - et il y en a à la pelle. En particulier en Italie, où les canards Disney sont presque vus comme un trésor national (rires). Il est très facile de confondre les séries, les histoires uniques, les magazines...voici donc quelques repères, bien que la liste soit non-exhaustive.

1- A part les séries suivies définies en tant que telles qui prennent place au sein de l'univers de Picsou, les BD de Picsou en règle générale et en particulier chez Carl Barks, ne sont pas "une série". L'univers "Barksien" peut subir quelques modifications selon l'auteur, comme la forme du coffre de Picsou qui peut changer d'un dessinateur ou d'un pays à un autre, ou la présence de certains personnages spécifiques à un auteur. (Par exemple, dans le monde de Mickey, Michel Souris est un personnage français qui n'est pas représenté à l'étranger).

Ce que je veux dire par là, c'est qu'on peut dire que Powerduck est une série, ou Le Cycle des Magiciens est une série, mais on ne peut pas dire que "les BDs de Donald et Picsou" en général et de manière globale sont une "série". C'est juste un univers très vaste avec une multitude d'aventures reprenant les personnages, sans forcément de liens entre elles.

2- Le bien connu successeur de Barks, Keno Don Rosa, a effectivement écrit/dessiné une série de 12 épisodes (+ les bis) : la célèbre La Jeunesse de Picsou, qui était notamment publiée chez nous dans Picsou Magazine dans les années 2000s. Elle avait reçu le prix de la meilleure histoire suivie, et il va sans dire qu'elle est considérée comme un monument du monde de la presse Disney, écrite aussi bien pour un public adulte que jeunesse. Elle a été publiée dans la collection La Grande Épopée de Picsou (qui est une intégrale des histoires de Don Rosa, en 7 tomes), chez Glénat (tomes 1 et 2, le tome 1 contenant les épisodes, et le 2 étant réservé aux épisodes bis). Un must même si on n'est pas familier avec l'univers des BD Disney.

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Illustration de Don Rosa

3- Si l'Europe en général est très friande de Picsou, ironiquement plus que dans son pays natal les États-Unis, les BDs italiennes sont carrément une branche à part entière dans le monde de Donaldville. Je ne connais pas l'origine des raisons de cet engouement pour les canards anthropomorphes, mais les italiens occupent une part monstrueuse sur le marché de bandes-dessinées Disney européennes, avec plusieurs dizaines d'auteurs très productifs. D'ailleurs, certains personnages plus ou moins récurrents ont été inventés par eux, notamment Fantomiald et Fantomius, Brigitte, Baptiste (majordome de Picsou) ou ceux liés aux séries. 

Car l'Italie, si elle aime aussi les histoires classiques "uniques", aime beaucoup les séries, publiées à un rythme régulier dans les magazines (en particulier Topolino, l'hebdomadaire équivalent de notre Journal de Mickey). Parmi les séries italiennes on compte PowerduckDoubleduckSOS Secret Agency (un dérivé de la série non suivie Donald Junior, italienne également), Le Cycle des Magiciens, Les Chroniques de la Baie, ou, si on s'éloigne des canards, la célèbre Dimension M. Dans le temps il y avait aussi une série d'histoires tournant autour du club des milliardaires de Donaldville, mais je crois qu'elle n'avait pas de nom particulier. La plupart de ces séries sont publiées dans Mickey Parade et Super Picsou Géant.

A noter que les dessinateurs de Topolino sont présents à certaines conventions de BD...dans leur pays, malheureusement (rires).

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Case de SOS: Secret Agency

4- Contrairement aux idées reçues, les BDs de Picsou ne sont pas adaptées de la série tv La Bande à Picsou (Ducktales en VO) mais l'inverse. La Bande à Picsou était une série animée adaptée (plutôt librement) des BDs de Carl Barks; c'est l'une des rares occasions que l'on a de voir les personnages de Donaldville animés. Certains personnages, comme Zaza, Flagada Jones, Arsène (le majordome, bien que son rôle soit similaire au personnage italien de Baptiste), ou Mamie Baba avaient été créés exclusivement pour la série.

5- Cependant, il existe une version BD de la Bande à Picsou (laquelle est bien estampillée La Bande à Picsou pour ne pas prêter confusion), reprenant le style graphique de la série tv ainsi que les personnages qui y sont spécifiques. La série tv Myster Mask, elle, n'est tirée d'aucune oeuvre papier, mais a également bénéficié d'adaptations BD par la suite.

6- L'univers de Donaldville a aussi été décliné en jeux vidéos, notamment le célèbre jeu Ducktales adapté directement de la série tv. Donald Duck : Quack Attack, lui, a été créé en hommage à Carl Barks, et se rapproche davantage des BDs, à part la présence du personnage de Merlock. Enfin, on peut noter que la série italienne PK (Paperinik/Powerduck) a eu une version jeu vidéo sur PS2/Gamecube à l'époque de sa première parution, ce qui est une première pour une série de Topolino. Les italiens ont également sorti des séries de figurines reprenant directement le character design des personnages de leurs BDs.

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Planche d'une histoire de Fantomiald

 ___

Parutions Françaises: 

Heureusement, la presse française Disney est là pour nous faire parvenir, en plus de certaines d'origine francophone, les histoires de canards venant d'ailleurs dans le monde. Bien sûr, concernant les BDs européennes (et surtout italiennes), un petit tri est effectué pour garder celles qui valent vraiment le coup. Il y a donc :

-Mickey Parade (Géant), qui se concentre surtout sur les parutions italiennes mais aussi danoises

-Le Journal de Mickey, mais je dois avouer que je ne sais plus bien quels auteurs sont publiés dedans

-Super Picsou Géant, qui publie un peu de partout (europe comme US) mais où on peut trouver des séries italiennes également (Doubleduck, Powerduck)

-Picsou Magazine, qui se concentre en particulier sur Carl Barks et Don Rosa

-Les Trésors de Picsou, un hors série de Picsou Magazine qui publie les histoires de Barks et Don Rosa triées par thème.

Concernant les volumes reliés, Glénat s'occupe très sérieusement depuis quelques temps de la publication physique des BDs américaines et italiennes, dans des collections ("Fantomiald" "Irrécupérables Rapetou", etc, qui sont des recueils mélangeant plusieurs auteurs différents), des intégrales par auteur (Carl Barks, Don Rosa), des best-of, etc. Ils sont assez coûteux, mais la qualité est bien présente! (En plus, depuis le temps qu'on attendait de pouvoir les avoir en volumes reliés plutôt qu'en magazines...). A noter que l'intégrale Don Rosa comprend des pages d'anecdotes de Don Rosa lui-même très fournies sur chaque histoire. L'intégrale de Carl Barks comprend également des notes très détaillées sur le contexte de chaque histoire et sa vie professionnelle; une bonne occasion de découvrir les auteurs plus en détail. 

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Photo prise au Furet du Nord, Lille

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Voilà, je pense que j'ai dit ce qu'il y avait à dire si on ne veut pas trop rentrer dans les détails. Mais je terminerai sur une liste de sites très intéressants sur le sujet: 

1) Inducks.org : le boss final pour toute information sur les BD Disney. Tout est listé, répertorié, numéroté, daté, à la page près. Genre, tout. Même les différentes parties du Couac (la rubrique humoristique française publiée dans SPG début années 2000s), page par page, c'est dire. (note : toutes BDs Disney confondues, pas seulement Donaldville).

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Tout ça c'est une seule partie d'un numéro de SPG.

2) Le Picsou Wiki : Wiki francophone extrêmement complet sur Donaldville, ses habitants et ses auteurs. Constamment mis à jour. Compte aussi l'agenda des sorties Glénat!

3) La page Facebook de Topolino : idéal pour se tenir au courant au jour le jour des dernières publications italiennes, des conventions, etc.

 

Mais aussi quelques auteurs et dessinateurs

- Corrado Mastantuono, son portfolio en ligne très fourni (Disney et non-Disney). Il a fait notamment Fantomiald contre Mad Docteur.

- Andrea Freccero, son blog, où il met ses travaux, ses WIP (c'est celui qui dessine les 3/4 des couvertures de magazine)

- Stefan Petrucha, scénariste de très bonnes histoires, il est aussi écrivain fantastique/horreur/suspense

- Fabio Celoni, son Facebook (ses posts sont en public). Excellent dessinateur à la patte graphique très reconnaissable, il a récemment posté une vidéo d'encrage d'une illustration de PK. 

- Mirka, une jeune coloriste(et illustratrice) de 25 ans qui fait un travail sublime sur les oeuvres de Celoni. C'est son Deviantart. 

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Case de Bram Topker, dessinée par Fabio Celoni et colorisée par Mirka

 Et c'est là-dessus que je termine ce post. Si ça peut vous aider, ne serait-ce qu'un peu, j'en serais très heureuse!

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16 avril 2015

A quoi s'attendre en entreprenant l'apprentissage de la langue japonaise?

Ah, le Japonais. La "langue du Diable" (je n'invente rien, c'est un missionnaire qui aurait créé ce terme en se rendant compte de la difficulté de la langue japonaise, et qui pensait que c'était le Diable qui l'avait inventée pour l'empêcher de mener à bien sa mission, freiné par la barrière de la langue), la langue qui fascine les foules, la langue qui effraie, la langue qui attire, la...

Langue que vous vous tâtez à apprendre, peut-être, mais vous ne savez pas par quel bout la prendre. La prendre, l'apprendre, ça faisait un calembour nul, t'as vu. Bon en fait, les étudiants non plus ne savent pas. C'est un mystère. Mais c'est ça qui est bien, aussi. 

J'aime le japonais. Je sais pas pourquoi, depuis toute petite, j'ai su que je devais apprendre le japonais. Je crois que ma première expérience de japonais à l'oreille était le générique de Card Captor Sakura (Catch you Catch me) sur une VHS qui gardait les openings VO. Mais je crois que le vrai déclic a été la chanson du générique du Château dans le Ciel à peu près à la même époque, Kimi wo nosete. Mais je crois que je voulais l'apprendre avant même de savoir à quoi ça ressemblait concrètement (rire). Ceci dit, on aime quand même savoir à peu près à quoi s'attendre avant d'entreprendre sérieusement l'apprentissage d'une langue. Et j'ai des camarades japanistes qui étaient curieux de voir ce que j'aurais à dire sur le sujet (parce qu'on est tous dans la même galère), ce qui m'a encouragé à faire ce post.

Voici donc une petite récap :

1- Le plus tordu est probablement la grammaire. Contrairement au chinois, le japonais est pourtant une langue qui détient des similitudes avec les langues européennes par la présence de "grammaire" au sens classique du terme. Le problème, c'est que les constructions de phrases n'ont, forcément, pas grand chose à voir avec les constructions basiques de langues germaniques ou latines comme on a l'habitude de voir. Mais elle reste néanmoins logique et mécanique, et une fois que vous aurez retenu les règles et l'ordre dans lequel mettre les mots, ce n'est plus qu'une suite logique à suivre. Rassurant? 

2- Les conjugaisons ne marchent pas vraiment comme chez nous. Quand on parle de conjugaison ici, on pense aux temps. En japonais, il n'y a que deux temps dans le sens qu'on connaît : le présent et le passé. Mais ils ont, à côté, une foultitude de conjugaisons pour...d'autres choses. Comme par exemple une pour indiquer qu'on /peut/ faire quelque chose. Une pour indiquer qu'on a fait faire quelque chose à quelqu'un. Une pour indiquer qu'on s'est fait faire quelque chose par quelqu'un (ça devient chaud là-). Une pour...bref - mais le truc bien, c'est que ça ne change pas selon la personne, et qu'il s'agit d'une suite logique de petits morceaux à rajouter les uns après les autres. Le tout étant de ne pas en oublier. 

joyeux

ok là c'est un peu extrême je sais même pas par quel bout le prendre 

 

3- Germanistes et latinistes désespérés, n'ayez crainte : il n'y a pas de déclinaisons. Pas. Aucune. Merveilleux. J'ai été latiniste.

4- Pas de souci d'accord en genre et en nombre non plus. En même temps, les langues latines sont les mieux placées pour nous pourrir à ce niveau-là.

5- La prononciation est bidon. Merci au système syllabaire, c'est probablement une des langues les plus faciles à prononcer pour un francophone. a c'est a, be cest bé, ka c'est ka, ku c'est ku (les -u ont juste tendance à pencher sur le -eu très légèrement), chi c'est t'chi, so c'est so...bon, hein. Voilà. Les R se prononcent L cependant, c'est bien la seule "bizarrerie" notoire (et encore la plupart des gens le savent de base), on est pas en néerlandais où les G se prononcent RRHHH. Bien sûr, après, il faut travailler son accent pour que ce soit joli, faut pas déconner.

6- Le vocabulaire...okay c'est mon boss final. Le vocabulaire. Il en finit pas. Y en a partout. 36 000 façons de dire la même chose. Je suis obligée de le dire. Des mots des mots des mots des mots, qui, en plus, se ressemblent un peu tous, à cause du nombre limité de syllabes. C'est là qu'il est utile de savoir lire les kanji, car si deux mots se disent pareil, leur kanji peut être totalement différent. J'ai beaucoup de mal à deviner les mots dans un texte en hiragana, ça me paraît être un tas de syllabes empilées. Bon, soyons honnêtes : le japonais est un tas de syllabes empilées les unes sur les autres.

sigh

kai, kaikai, kaikan, kaisatsu, kaisan, kaisuiyoku, kaisuu, kaisuuken, kaisei, kaisei, kaisetsu, les listes du JLPT me rendent triste.

7- L'écriture. Bon. Les syllabaires, ça va. Non, vraiment, ils sont pas si lourds que ça à retenir, pour le peu qu'on s'entraîne un peu à écrire des mots avec et à les lire. Si vous avez fait du grec, vous devriez connaître le principe. Les kanji...eh bien, le problème des kanji, c'est que si t'en prends un tout seul, il va se lire d'une telle façon. T'en prends un 2e tout seul, il va se lire de telle façon. ET QUAND TU LES METS ENSEMBLE, CA FAIT UN TRUC COMPLETEMENT PAS PAREIL. Et ça me rend triste, parce que ça fait 36 lectures par kanji à retenir, et au final tu te dis eh, je vais juste apprendre les mots par coeur tiens, mais ça va pas très vite, alors tu te dis peut-être que je devrais changer de méthode, et...et. Voilà. Mais d'un autre côté, c'est fascinant, du moment qu'on prend le côté rigolo de la chose et qu'on est pas pressé. J'aime bien remarquer qu'un mot s'écrit avec le kanji de (x) mot et le kanji de (x) mot, par exemple - c'est un peu comme de l'éthymologie sans passer par le latin. Enfin je me comprends, parce qu'il est pas question de latin ici. Bref.

8- Les trouzemille façons de parler. Ce n'est pas vraiment le souci des débutants, mais il existe à peu près autant de façons de parler qu'il existe de catégories d'individus. C'est pourquoi il faut faire attention lorsqu'on réutilise une phrase entendue quelque part en se disant "ça se dit comme ça", il ne faudrait pas que vous le disiez à la façon d'un général d'armée masculin quand vous êtes une jeune lycéenne de 16 ans. Je n'ai pas vraiment le temps de m'attarder en détail car ce serait beaucoup trop long, mais c'est l'idée. Chose importante à savoir très vite cependant, "je", "tu", "nous", "vous" changent également selon le degré de politesse et le genre de la personne qui parle.

En ce moment en cours de linguistique, on étudie les façons de parler attribuées aux personnages de films/romans étrangers lors de la traduction de leurs répliques en japonais, lesquelles tiennent souvent de l'exagération - donc, des façons de parler même pas utilisées "en vrai" entre vraies personnes. Pourquoi faire simple.

9- Un peu lié aux trouzemille façons de parler, il y a les dialectes. Si, en France, la plupart des dialectes ont disparu (ne pas confondre dialecte et accent, je viens du nord et on se parle pas dans la rue en ch'ti), ils restent très présents au Japon, des dialectes régionaux qui altèrent la langue à un degré plus ou moins élevé. Le plus connu est celui du Kansai dont vous avez sans doute entendu parler - ou entendu tout court dans des séries (Heiji Hattori de Détective Conan est un perso emblématique pour ce qui est de l'usage du kansai-ben). Ca devient un peu plus spécifique que le reste noté plus haut donc je ne m'attarderai pas trop dessus, mais je vous encourage à y jeter un oeil. Ca peut aller de simples mots charcutés à des termes ou expressions complètement différentes, et nombreuses! Une des particularités de ce petit pays pourtant très complexe qu'est le Japon.

___

Voilà, je pense avoir fini. Je suis moi-même pas encore calée en maîtrise de la langue du diable de la sublime langue du soleil levant, je dis ça de mon expérience de personne encore en train d'apprendre, justement (ça fait 8 ans mais faut pas le dire). La route est longue est difficile, mais je suis sûre qu'on peut vaincre l'adversaire. Le tout est de s'armer de patience - et de garder à l'esprit que tout n'est pas non plus compliqué. Comme toutes les langues, la partie fun commence une fois les bases acquises! Et les bases, ce n'est pas encore si long que ça. Je pense que le plus lourd est le perfectionnement par la suite (je souffre d'un manque de vocabulaire monstrueux). Bon par contre, le voc, c'est un peu comme quand tu montes de niveau dans Pokémon, au début ça va vite, et puis ça rame, ça rame, la jauge monte pas assez et tu stagnes et tu pleures. Mais bon, hein, j'y arriverai. J'y crois. 

Amis japanistes, si vous avez rencontré d'autres facilités ou difficultés lors de votre apprentissage de la langue, n'hésitez pas à me le dire: je les rajouterai dans le post.

TENGUBOY - SHOCKMAN

 

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20 mars 2015

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Il y a 8 mois, on était complètement fous à l'idée qu'un anime Kaitou Joker verrait enfin le jour, après 7 ans de publication dans le CoroCoro, magazine peu réputé pour faire des adaptations animées de ses oeuvres originales, et un total de 17 (à présent bientôt 20) tomes. Après un hiatus depuis le mois de Janvier, la série s'apprête à reprendre pour une seconde saison (en réalité la seconde partie des 20+ épisodes prévus à la base) à partir du 6 Avril. 

Le moment idéal, donc, pour une petite rétrospective sur les 13 premiers épisodes.

_ _ _ 

Mais tout d'abord, un résumé : Manga destiné à un jeune public, Kaitou Joker relate les (més)aventures d'un jeune gentleman cambrioleur d'âge indéterminé qui vole littéralement tout ce qui peut être volé, du moment qu'il peut le faire avec classe et en faisant beaucoup de bruit autour. Parce que le but d'un cambrioleur est bien sûr de prévenir à l'avance pour qu'on l'admire exercer son travail, ce qui fait, pour lui, toute la différence avec de simples voleurs de bas étage. Il est accompagné de son assistant Hachi, un petit ninja de ménage, et se retrouve régulièrement confronté à d'autres cambrioleurs, notamment ses rivaux d'enfance Spade et Queen, ainsi que divers inspecteurs, policiers, super-méchants, etc.

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Concernant l'anime, donc:

Est-ce une adaptation fidèle?

Je peux pas encore vraiment me prononcer avant la seconde partie puisqu'ils comptent visiblement réparer ces erreurs, mais oui et...non.

Commençons par le "non". 

Je m'explique: l'anime ne pouvait pas reprendre chaque histoire de l'oeuvre originale, chaque tome comprenant jusqu'à 5 histoires terminées et de très rares en plusieurs parties (à la manière de recueils de BDs occidentales). La série animée fait donc preuve d'un certain parti pris quant aux histoires choisies pour être adaptées ; les plus marquantes, et surtout, celles autour desquelles on peut articuler un scénario. Car, si le manga n'a presque pas de scénario, la série étoffe et réorganise les évènements de façon à avoir une vraie trame bien conduite sur les 20+ épisodes. 

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Est-ce que c'est bien? Oui, d'une certaine façon, c'est très bien, surtout quand c'est bien fait, et ça donne une seconde vie à l'histoire de l'arc de Shadow/Clover, qui s'avère être le seul contenant un "scénario" dans tout le manga (la série animée s'articule donc autour). Mais d'un autre côté, les histoires choisies ne sont pas particulièrement représentatives de l'esprit de la bande dessinée. 

Pourquoi pas représentatives?

Ce que j'entends par là, c'est que le manga se découpe de la façon suivante : plein d'histoires "normales" avec Joker & Hachi, et un épisode un peu qui sort du lot avec d'autres personnages récurrents (Spade, Queen, Silverheart...), ce qui fait ressortir le côté "spécial" de ces apparitions. La façon dont l'anime a introduit Spade très très vite (épisode 3, alors qu'il n'apparaît que dans le tome 4, soit une dizaine d'histoires après le début) et avait ensuite diffusé plein d'épisodes avec Spade à la suite (épisodes normalement très éloignés les uns des autres dans la chronologie originale!) ne m'avait pas plu du tout, puisque Joker et Hachi n'avaient pas vraiment eu le temps de faire leurs preuves, alors que ce sont les héros de l'histoire. Spade n'est pas censé avoir une place aussi importante qu'eux, et il avait même tendance à se faire oublier de la fanbase dans le manga.

Prenez Détective Conan, imaginez qu'on chamboule la chronologie pour mettre plusieurs épisodes de Heiji Hattori à la suite. C'est cet effet là.

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Ensuite, même si ce défaut semble être un peu corrigé dans la S2 d'après le petit PV qui est sorti il y a quelques jours (et dieu merci!), ce choix d'histoires impliquant toujours les mêmes personnages (Spade, Kaneari, Oniyama (qui est rajouté à outrance pour le comique alors qu'il n'est pas aussi présent dans l'original)) fait passer à la trappe tous les autres!

Il faut savoir que la force du manga résidait dans la variété de ses antagonistes ; si certains sont récurrents deux, trois fois, Joker se retrouve confronté à des "méchants" hauts en couleur...par dizaines. C'était aussi le plaisir de voir comment Joker allait se tirer des pièges mis par tous ces personnages aux caractéristiques et pouvoirs tous différents les uns des autres (à la manière de comics). Et, en fin de compte, sur les 13 premiers épisodes, Viridian (d'ailleurs, qu'est-ce qu'il fout là, pourquoi lui?) et le senpai de Hachi sont les deux seuls personnages de la sorte à apparaître. Aucun autre Kaitou en vue, d'ailleurs, alors que le nombre de cambrioleurs de la série ne se limite clairement pas à Silverheart et ses disciples.

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Tant que j'y suis, faisons un point sur Viridian, censé apparaître dans l'épisode 10. Personne n'arrive à comprendre pourquoi ils se sont dérangés pour le présenter dans l'épisode 2 pour ensuite ne pas l'utiliser dans un épisode où il était censé apparaître, pour le remplacer...par Oniyama et Kaneari. C'est un mystère. Et un sacré casse-hype, aussi.

C'est très dommage dans le sens où je n'ai pas spécialement envie qu'on croie que Kaitou Joker se résume à Spade, Kaneari et Oniyama accompagné de ses fliquettes. Cela dit, je peux comprendre ce parti pris, vu qu'il est difficile de s'éparpiller autant que le fait la bande dessinée (20 tomes) en une vingtaine d'épisodes et qu'Oniyama semble amuser les enfants, qui sont, rappelons-le, le public principal visé par la licence. Par contre, cela n'excuse pas la logique peu pertinente de donner un nouveau trait de personnalité à Spade (le fait qu'il ait de la fièvre quand il s'agite trop) pour au final ne pas s'en servir. En revanche, l'auteur l'a rajouté par la suite dans le canon de l'oeuvre originale. (Kaitou Joker kessaku-sen)

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Les contre, c'est bien gentil, mais les pour?

A la base, je n'aimais pas l'idée de lier le Professeur Clover à tous les évènements qui n'ont aucun rapport avec lui (le professeur Clover n'apparaît que 3 fois dans le manga), comme les épisodes avec Queen, le général dans l'épisode de la jungle, etc. Mais je trouve extraordinaire qu'ils aient aussi bien réussi à articuler une série entière autour de ce scénario en gardant un fil rouge, quand on connaît le côté décousu des histoires (qui ne se suivent pas) du manga. Ce que je veux dire, c'est que voir Kaitou Joker sous un jour plus dramatique avec une histoire suivie et étoffée (la relation entre S.H et Clover!!!), c'est une sensation incroyable, comme de redécouvrir la série sous un autre angle. J'ai très hâte de voir ce qu'ils vont faire pour la fin. 

Je soulignerai aussi que l'adaptation et le choix des gags exprès pour l'animation est des plus pertinents, ce qui rend les épisodes très fluides et agréables à regarder, bien que cela soit au prix de quelques sacrifices. Point de vue technique, il n'y a rien à redire. La série en elle-même, sans regarder l'original, est très très bonne! Et c'est fou qu'ils arrivent à réorganiser les épisodes et rajouter des scènes pour changer de l'original, mais réussissent à reprendre des passages à la case près en même temps.

Source: Externe

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Donc une adaptation réussie ou pas, ça dépend vraiment juste de quel point de vue on se place, car c'est vraiment les deux. Oui, c'est une adaptation techniquement réussie, qui laisse beaucoup de côté, mais indéniablement bonne sur ce qu'il y a. Et super jolie, vraiment super jolie (quand il y a du budget). Et une adaptation qui permet même aux fans de redécouvrir la série et les personnages sous un nouveau jour, même si l'angoisse que tout s'écroule d'un épisode à l'autre est présente.

En résumé :

Pour : 

-Très bonne animation(même si ça dépend des épisodes) et choix artistiques

-Un scénario à suivre qui sublime les meilleurs moments scénaristiquement parlant du manga

-Excellent casting de voix reprenant à la fois des vétérans et des jeunes du doublage

-La reprise de certaines cases et scènes au mot près

Contre :

-Le rythme d'apparition trop irrégulier de certains personnages (soit trop d'un coup, soit plus rien)

-Certains éléments rajoutés qui ne sont pas logiques par rapport au manga, sauf s'ils comptent modifier des éléments du canon par la suite

-L'absence de la plupart des cambrioleurs et "méchants"

-Le gros chamboulement chronologique des histoires

 

En tout cas, n'hésitez pas à regarder! En oubliant ce squatteur d'épisode d'Oniyama...

Source: Externe

gif par maypri

 

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19 mars 2015

Le guide de survie de l'étudiant de 1ère année de Japonais 

(à Lille3 mais sans doute applicable ailleurs)

 

On est en Mars, c'est le moment de l'orientation, du merveilleux site d'admission post-bac, des voeux pour les études, où on se demande ce qu'on va faire de notre vie (comme tous les ans d'ailleurs surtout si vous êtes littéraire) (comme moi). 

C'est donc la bonne période pour faire un petit brieffing sur la première année de licence de japonais, plus particulièrement dans ma fac.

Pourquoi le japonais?

1- Ca fait 4 ans que je suis dedans, je commence à savoir de quoi je parle pour ma fac

2-J'ai fait que ça (ce qui est faux, j'ai été 1 an en LCE anglais en 2013-2014 mais il faut pas en parler)

3- Le japonais est de plus en plus populaire chez nous (ce qui est vrai, bande de weeb-hein quoi).

Alors!

 

1- Il est conseillé de connaître au moins un peu la langue avant votre arrivée

 En fait, vous allez dire que ça paraît évident, mais c'est un peu plus complexe que ça. Contrairement à la licence d'anglais, on ne vous demande pas de connaître bien la langue en arrivant; la première année consiste en un énorme rattrapage de la langue (et autres notions bien sûr) sur un an. Certains ont bien réussi à avoir leur licence à la fin en partant de zéro (et sans nécessairement redoubler), mais si vous voulez avoir la vie plus facile et partir sur des bases plus solides (en 3 ans de licence, on n'apprend pas énormément si on se contente de la fac, vaut mieux connaître un peu et continuer des bases qu'on a pour gagner un temps précieux), il vaut vraiment mieux commencer avant.

Dans tous les cas, on vous demandera de connaître les syllabaires à votre arrivée, bien entendu. (On avait eu un petit contrôle sur les tableaux de kana une semaine après la rentrée pour qu'on les sache tous).

2- La licence n'est pas une école de langue

Ca nous a un peu vexés quand notre professeur principal nous a dit ça après être durement parvenus en 3ème année. "Ah non, mais de toute façon on n'est pas une école de langue, on n'est pas là pour apprendre la langue ici". Ce qui est plus ou moins vrai puisqu'après la 1ère année qui est du japonais intensif, l'accent est beaucoup moins mis dessus par la suite. Si vous cherchez des cours de japonais intensifs sur 3 ans, ce n'est pas par ici que ça se passe. Néanmoins, si vous êtes prêts à affronter le reste, oui, vous apprendrez le japonais, c'est sûr - mais il y a des méthodes moins chronophages et plus ludiques si c'est la langue qui vous intéresse et que vous n'avez pas l'intention de travailler dans la culture.

3- Mais qu'est-ce qu'on fait en licence?

Je ne parlerai pas des unités d'enseignement puisqu'ils ont tout chamboulé l'an passé et que je ne suis plus au courant de rien. Je vais donc faire au plus simple : Histoire(civi) / renforcement histoire , Littérature/renforcement littérature (les renforcements ne sont qu'à partir de la 2e année, je parle pour Lille 3), Thème, Version, Linguistique, Expression écrite/orale, Compréhension orale, Grammaire, Kanjis. Apparemment depuis quelques temps ils ont histoire de la Chine ou japonais classique aussi mais j'ai pas eu. 

J'en oublie peut-être. Ca, c'est pour les matières principales (ça varie selon les années) ; après, il y a des heures de merde qu'on vous rajoute et qui s'appellent Français ou méthodologie de recherche en salle informatique je sais plus quoi en 1ère année (le français se poursuivait sur la 2e année pour nous). Bien sûr, inutile de préciser que l'attention n'était pas à son comble devant un cours demandant de faire une analyse de texte de Mme Bovary en licence de littérature et culture japonaise. Enfin ça, c'est pourri, je vous le cache pas, voilà vous êtes prévenus.

(spoiler : méthodo informatique je me le suis re-tapé l'an passé en L1 anglais, la joie, le bonheur, la motivation étaient présents. hem)

Et enfin les options, naturellement, il en faut deux ; au moins une langue étrangère (anglais par exemple) et choix complètement libre pour la seconde. Mais là, ça concerne surtout ma fac et je sais pas comment ça marche ailleurs. 

Chaque matière représente une "heure" par semaine (heures de 1 à 2 heures, il arrive qu'on reste 3h-3h30 avec le même prof s'il fait plusieurs matières). 

4- Est-ce que les cours sont en japonais?

A Lille 3, non, à part des matières un peu spéciales comme compréhension orale ou quoi. Les cours d'histoire, littérature, etc sont entièrement en français (à part les termes à écrire en kanji). Pour être honnête, à partir de la 3ème année, on ne faisait plus vraiment de japonais tout court, c'était surtout de la culture et de la littérature japonaise.

Donc ouais, c'est pas parce que tu sors de licence de japonais (à Lille 3) que tu peux suivre un cours en japonais comme tu suis un cours en anglais. Loin de là.

5- Est-ce que les professeurs de Lille 3 sont des natifs?

La plupart oui. Mais les français sont très très biens aussi. 

6- Est-ce que l'emploi du temps est chargé? (à Lille3 )

Ca va decrescendo. En 1ère année, c'est assez rempli (tous les jours de la semaine) puis les heures s'enlèvent au fur et à mesure. On avait vraiment plus grand chose en 3ème année en 2012-2013 (mais je crois que ce n'est pas le cas de la promo actuelle). Il me semble qu'on avait cours que les après-midis, à part le vendredi qui était le matin (hors-options). En master, on n'a que 4 heures de cours par semaine, mais là c'est un record. 

7- Pour finir?

Une licence de japonais est un investissement de temps et de motivation. Je déconseille vraiment de s'y rendre si on n'a pas de plan d'avenir précis dans le domaine, car la motivation peut vite foutre le camp. Il vaut mieux avoir quelque chose qui pousse vraiment à continuer, plus que juste vouloir apprendre la langue. Parfois la passion se fait la malle parce qu'on en peut plus (je n'écoutais plus de japonais durant ma 3ème année parce que je saturais) mais généralement elle revient après, donc le tout est de réussir à maintenir l'état d'esprit qu'on a au départ sans se laisser abattre et se retrouver à subir plutôt qu'aimer ce qu'on fait.

En gros: restez intéressés et appréciez tous les côtés de ce que le pays a à vous offrir! 

Posté par A-Key à 23:45 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Bonjour tout le monde, c'est Ake (incroyab)

Alors, je sais que ma dernière plateforme de blog "normal" a été Livejournal, où j'ai déménagé après Tumblr. Mais j'ai plusieurs raisons à ce nouveau déménagement :

1- Canalblog est la plateforme que je connais le mieux; ce qui m'aide beaucoup niveau personnalisation.

2- Tous mes blogs sont reliés ici, ce qui rend les choses beaucoup plus simples, au final.

3- Livejournal a tendance à me manger des photos, notamment sur mes posts touristiques, ce qui est très embêtant. En plus les temps de chargements sont assez longs parfois - enfin, pas besoin de chercher plus loin, la plateforme en elle-même commençait à me peser. 

En clair,  ce sera plus pratique et plus agréable pour tout le monde. Je vais reprendre certains posts du Livejournal et les remettre ici, mais pas tous. Dans tous les cas, le LJ restera en ligne s'il y en a que ça botte d'aller voir dans un futur plus ou moins proche (on aime toujours ressortir les vieux dossiers après quelques années pour rigoler un coup). 

Voilà. Je ferai probablement aussi un blog de voyage quand je serai au Japon histoire de pas tout mélanger, mais ce sera tout. 

A très vite,

よろしくお願いします

 

Posté par A-Key à 21:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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